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Aujourd’hui, c’était au tour de Philippe de vous écrire l’intro du jour.

Oui mais bon voilà, cas d’extrême nécessité, son adorable American Staff se montre souffrante et le voilà embarqué dans une improbable mission vétérinaire en urgence ce qui n’est pas la mission la plus facile à mener en cette période de confinement mais qui reste nécessaire. Alors le voilà qui pointe le « Pole Signal » (notre équivalent du « Bat Signal » à nous) vers le ciel et m’appelle à la rescousse via mon bipeur. J’étais pourtant en jour off en train de promener mon propre ami quadrupède lorsque donc on m’annonça que j’avais 1heure pour rédiger l’intro du jour. Revenue à la maison, assise à mon bureau, je n’ai plus que 40min pour vous pondre ce qu’on espère être toujours le prochain prix Pulitzer. Impression d’être de retour en épreuve d’examen de français. Heureusement le thème est libre. Alors voyons voir, en 35 billets de blog, nous vous avons déjà parlé de Britney Spears, du cosmos et de cookies. Difficile de se renouveler…

Alors aujourd’hui, nous allons parler du chien de Philippe, de mon chien, de tous les chiens du monde et en tirer une petite histoire sur l’universalité de l’amour. Vous êtes prêt.e.s ? C’est parti !

En cette période de confinement, quelques uns sont les médias qui ont cité le cas bienheureux de nos animaux domestiques qui pour la plupart d’entre eux voient leur compagnons humains à la maison avec eux toute la journée. La situation inverse est réciproque, en ces temps troublés, nous bénéficions grandement de leur présence réconfortante sur le plan moral. Ne dit-on pas que le chien est le meilleur ami de l’homme ? Mais également le chat, le serpent, le cacatoès, le lapin, l’iguane et autres chinchillas.

Certes. Cependant, nous nous intéressons majoritairement aux relations que nous entretenons nous avec nos animaux et bien trop rarement à celles entre eux. Car oui, les animaux aussi ont des potes, et pas qu’un peu. Prenez le temps d’observer une aire de jeux canine comme on en retrouve dans certains parcs. On y retrouve les mêmes interactions que dans une cour de récré. Il y a les solitaires qui jouent au ballon dans leur coin, les bagarreurs, les petits cachés dans les jupes de leur mère, ceux qui sont toujours fourrés ensembles, et différents petits groupuscules qui se créent et s’organisent en fonction des affinités de jeux.

Le temps d’un instant, ces animaux de compagnie retrouvent leur dynamique instinctive de meute et il ne faut pas être zoologistes pour être gagné par l’enthousiasme de l’observation de la richesse de ces interactions tel un Charles Darwin étudiant les pinsons des Îles Galapagos. On en vient alors tout naturellement à se demander pourquoi les reportages animaliers ne semblent se complaire qu’à nous parler de hiérarchie de groupes, de structures, d’alpha, béta, omega, de mâle dominant qui évince ses rivaux ou de femelle matriarche qui impose sa loi. Ils semblent tous décrire avec délectation et d’une voix grave les luttes violentes et mortelles de soumission/domination de ce monde sauvage qui nous parait alors bien implacable. Serait-ce une vision trop bisounoursesque et guimauvesque de mentionner tout simplement que….exactement comme les humains, les animaux ont …des potes ?

Des études ont démontré que les vaches ont une meilleure amie dans le troupeau et que si on les séparait, elles apparaissaient déprimées et produisaient moins de lait. On a maintes fois observé des retrouvailles entre animaux provoquant des étreintes débordant d’affections.

Etude de cas en conditions réelles : mon zinneke (« chien de rue » en brusseleer) a lui aussi une meilleure amie. Chaque jour, alors que nous approchons de l’air de jeux canine, ses pas se font plus bondissants, sa queue bat l’air et ses oreilles rebondissent. Dès qu’il est assez proche de la clôture, le voilà qui se tend, tout son corps est aux aguets, il balaie du regard les canidés présents. Si elle est là, dès qu’il aperçoit sa silhouette noire caractéristique, il se met à bondir de frénésie et ne tient plus en place. Il se tourne alors vers moi, les yeux pétillant et un large sourire fendant sa gueule. Par ce contact visuel, il tend à me partager sa joie. Quand je lui confirme vocalement le nom de son amie, je remarque aussitôt un soubresaut dans ses oreilles à l’entente de ce nom ses bonds d’impatience redoublent. Une fois dans l’aire de jeux, dès la laisse ôtée, voilà les deux compères qui s’élancent l’un vers l’autre à toute allure (spectacle des plus bucolique quand il a lieu dans une pelouse fleurie) et aussitôt qu’ils se retrouvent à hauteur, ils échangent des léchouilles sur le museaux, sautent l’un autours de l’autre et se livrent à leurs jeux favoris, ceux qu’ils se sont inventés et construit au fil des rencontres. Même si ils seront rejoints par d’autres individus, ils resteront tout du long de cette session collés l’un à l’autre, dans la totale inconscience de la chance qu’ils ont en tant que canidés de toujours pouvoir se retrouver quotidiennement entre potes alors que nous autres humains devons nous contenter de visioconférences pour une durée indéterminée.

Leçon de l’histoire ? L’amitié, le manque de l’autre, la joie des retrouvailles, l’envie de contact sont émotions parmi les plus naturelles. Vous avez envie de hurler à la pleine lune votre nostalgie des apéros entre copains ? Just go for it.

En ce 36ème jour de fermeture du studio, nous aimerions vous rassurer que dès la ré-ouverture nous vous promettons de ne pas vous accueillir en vous sautant dessus, la queue frétillante, les oreilles sautillantes et la bave coulante mais c’est faux, c’est entièrement faux. Préparez-vous ; nous comptons bien vous retrouver de la sorte. Anticipez nos étreintes débordantes, notre amour dégoulinant et comme le dit si bien notre chère Aline, prévoyez vos tubas pour survivre à la marée de câlins post-confinement qui déferlera. Vous voilà prévenu.e.s.

PS : We miss you !

 

A propos d’Aline et de son trafic de tuba, la voici flamboyante et tentatrice. Pas une once de cute dans ce numéro inspiré de Lilith.

Dansé lors du Sassy Cabaret spécial « journée de la lutte pour les droits des femmes » 2020, elle porte haut et force toute la force et dualité qui la caractérise  et c’est pour ça qu’on l’aime très fort.

#saturdress

Légère, élégante, poétique, elle danse magnifiquement cette nouvelle tradition du #saturdress, qui consiste à enfiler ses plus beaux atours le samedi pour se fêter chez soi !

Elis est notre danseuse aérienne du jour.

Fais l’amour à ton appartement

Décidement on aime nos chez nous, ou nous apprenons à les aimer malgré une trop longue promiscuité.

Aujourd’hui, Aurélia a eut le béguin pour sa porte et elles s’offrent un joli pas (de porte) de deux.

Demain ça sera le dernier billet journalier du blogo-pole, cela n’en sonne pas la fin mais désormais il sera hebdomadaire.

Aussi pour marquer le coup on vous réserve une surprise de taille, on concernant TOUTE l’équipe de la Brussels Art & Pole ….

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